Quand la super-maman…

En tant que maman, je pense savoir faire preuve de patience, de bienveillance, de partage, d’écoute, d’apprentissage,… Mais s’il y a bien une truc qui me fait sortir de mes gonds: c’est le “rapinage”!!!!

Donc, je fais en sorte que mes enfants ne le deviennent pas! J’essaie de leur faire comprendre que ce n’est pas ainsi que l’on règle les difficultés que l’on rencontre, et que ce n’est pas forcément à l’adulte d’y mettre un terme. Je les guide à trouver leurs propres solutions et surtout à comprendre les conséquences de leurs actes. 

 

…Devient une maman méchante!

Mais, en compagnie de copains-copines, qui ont l’habitude de la pratique, ils peuvent prendre un tout autre comportement! La situation devient surprenante!… Elle commence par d’incessants “maman, maman, maman,…” pour des broutilles, des choses sans importance,…, ce qui me fait me transformer en une maman méchante! Je peux me mettre à crier, en perdant mon self-contrôle légendaire, débitant une multitude de punitions!!!! Je ne me reconnais pas alors avant même que la situation ne dégénère, je stoppe les choses en recadrant mes enfants.

Les croyances de l’enfant:

L’important est de ne pas prendre parti pour l’un des enfants mais plutôt de les responsabiliser sur la portée de leurs actes. Ils doivent voir qu’en agissant ainsi, ils peuvent faire de la peine à un frère, une soeur, une copine, ils peuvent être méchant, ou encore agaçant. Mais si un enfant rapporte sans qu’on l’interpelle sur son comportement, cela peut le laisser croire que:

  • Il obtient votre fierté et approbation, lorsqu’il met en avant son comportement tout en dénigrant celui de son frère/soeur.
  • Il cherche à devenir l’allié de l’adulte, en tentant d’être l’enfant parfait. Faire réprimander l’autre , entretient un lien de jalousie, et lui permet de s’accorder les faveurs de l’adulte.
  • Il cherche à vérifier l’exactitude d’une règle, avec le fameux “c’est pas moi, c’est l’autre”!

Communiquer…

Afin de rassurer l’enfant dans ses apprentissages de la vie, rien de mieux que la communication et notamment avec les autres. Ainsi, il grandit, développe son autonomie, et s’affirme. Il comprend que pour ne pas nuire aux autres, il doit parfois corriger son comportement. Il apprend à exprimer directement son désaccord face aux autres, à faire des compromis, et à trouver des solutions. Il se familiarise avec les différences de chacun et devient plus ouvert sur le monde qui l’entoure et sur les autres.

 

Notre rôle de parent…

Mais pour que l’enfant se sente à l’aise dans ses expériences de la vie , il doit pouvoir compter sur l’adulte, c’est-à-dire être face à un adulte à l’écoute, qui peut relativiser les bêtises de l’enfant afin de l’aider à les affronter sans mensonge, en toute honnêteté. L’adulte doit apporter une réponse à l’enfant quelque soit la question, pour lui montrer qu’il est pris en considération.

Je ne dis pas que ceci est toujours facile à faire, mais nous, parents, nous nous efforçons d’accompagner nos enfants afin qu’ils aient toutes les cartes en main pour s’épanouir. L’éducation est une mission incroyable, une perpétuelle remise en question, on ne s’ennuie jamais, alors vive la vie de parents!